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Retour aux nouvelles / Comme à la maison!
Jeudi 22 octobre 2009

 
Depuis plusieurs années, de bons citoyens rendent de précieux services au personnel des divers clubs de la ligue de hockey Midget AAA du Québec, particulièrement chez les Estacades de Trois-Rivières. En effet, c’est grâce à la générosité de plusieurs familles bénévoles que les Gilles Bouchard, Frédéric Lavoie et Pascal Luneau de ce monde peuvent dénicher une quantité de joueurs productifs à l’extérieur du territoire de la Mauricie. Ça s’appelle : la pension.

Pour plusieurs porte-couleurs des Estacades de Trois-Rivières, de l’édition actuelle comme des éditions antérieures ou futures, c’est une épreuve assez difficile. L’été est court. Les camps sont tôt, nos protégés se donnent corps et âmes pour épater la haute direction et après plusieurs parties préparatoires, lorsque le joueur en question a reçu le feu vert de Bouchard comme quoi il est confirmé dans le grand club, il sait qu’il va quitter le nid familial pour une partie de l’année, jusqu’en mars minimum. Ce n’est pas de tout repos pour un jeune de 15, 16 ou 17 ans !

C’est le cas par exemple du vétéran Pierre-Olivier Marcoux. Pierre-Olivier, un fougueux et talentueux ailier droit de 5’06 et 152 livres, vit en pension en sol trifluvien depuis 2 ans. «  En effet, c’est difficile au début, c’est évident, a-t-il mentionné. Mais comme dans plusieurs épreuves auxquelles nous faisons face dans la vie, c’est une adaptation à faire. Oui tu t’ennuies de ta famille c’est clair, surtout lorsque tu es une personne timide. Ça prend du temps au début mais lorsque tu t’habitues, ça devient du monde très proche.  Marcoux, lui qui réside chez Paul Rousseau, notre sympathique préposé à l’équipement, admet qu’il peut trouver difficile le fait de ne pas voir ses proches à tout moment. Cependant, bon vétéran comme il est, ce dernier passe facilement au travers et consacre toutes ses pensées aux succès de l’équipe. Lorsqu’on lui a demandé s’il pouvait faire quelque chose chez M. Rousseau, ce dernier hébergeant aussi le # 91 Maxime St-Cyr et le # 71 Simon Gervais, qu’il ne pouvait pas toujours faire à sa résidence familiale, à Victoriaville, il a mentionné, avec un brin d’humour ; «  C’est certain que chez moi, les devoirs étaient prioritaires. Admettons que depuis que je suis en pension, je me suis relâché un peu. Plus sérieusement, s’il a un conseil à donner à un futur Estacades qui devra lui aussi passer par la pension, c’est le suivant ; Les familles pensionnaires savent vraiment comment nous mettre à l’aise. Si vous les voulez encore plus de votre côté, vous n’avez qu’à suivre les règles, a-t-il conclu, avec son humour habituel.

De son côté, Antoine Bibeau, notre cerbère # 29, n’a de que bons mots pour la pension, notamment pour Mme. Girard, Lucille, de son prénom.  Bibeau, natif de Victoriaville, s’est adapté rapidement à son nouveau lieu de résidence temporaire. «  J’admet que j’ai trouvé ça difficile. Surtout que ça s’est fait durant le camp d’entraînement mais les familles d’hébergement font tout en leur possible pour qu’on se sente comme chez soi », a mentionné le gardien de 5’10 et de 172 livres. Cependant, il nous assure que tout roule comme sur des roulettes. «  Maintenant, tout va très bien. Je suis à l’aise chez Mme Girard car nous sommes très bien traités. Je me suis vite adapté au changement.
 Il apprécie spécialement le fait d’être avec d’autres joueurs du club, soit Félix-Antoine Bergeron et Vincent Marcoux, ces derniers étant eux aussi des pensionnaires de Mme Lucille. «  Ça crée des liens. Le temps passe plus vite et ça nous permet de se rapprocher davantage. Avec l’école, les matchs et les pratiques des Estacades, quand peut-il voir ses proches ? «  Je les vois après pratiquement toutes les parties sur la route ainsi qu’après celles à Trois-Rivières. Également, lorsque nous avons des congés, ce qui veut dire que nous pouvons à ce moment retourner au nid familial pour une courte durée, je peux ainsi passer du temps avec eux. Si vous êtes un aspirant au grand club pour les campagnes à venir, Antoine a aussi un conseil à vous donner, question que votre transition entre votre domicile et la pension se fasse avec facilité. «  Il suffit simplement de laisser aller les choses. Si on profite du moment présent et qu’on ne pense pas trop à notre famille au début, tout entrera dans l’ordre avec le temps. Je crois aussi que si nous ne changeons pas nos habitudes de vie, cela aidera grandement.

Les Estacades reprendront le boulot ce vendredi 23 octobre alors qu’ils seront à Rivière-du-Loup pour rendre visite aux Albatros du Collège Notre-Dame. Lors du dernier affrontement entre ces 2 formations, les Estacades avaient lessivé les joueurs de Denis Leblanc 12 à 3.

Dimanche, au Centre sportif Alphonse-Desjardins, les Commandeurs de Lévis seront les visiteurs sur le coup de 15h00.

Simon Bédard, écrit pour les Estacades

Album photos : Club Hockey Les ESTACADES
Estacades : Hockey Midget AAA

 
Estacades : Hockey Midget AAA